Quelques milliers d'années,
Artiste Amoureuse
Voyageuse Intemporelle
Je suis une sale petite peste qui fanfaronne. Il faudrait que j'arrête immédiatement de dire ce que je pense, sans barrières. On m'a souvent dit que la vérité est comme l'eau froide qui fait mal aux dents malades. Comble du ridicule, moi qui voie plus que mal de mes yeux fatigués, je suis moins aveuglée par la lumière artificielle qu'On nous offre, que la plupart de mes camarades. Ce qui caractérise l'espèce humaine n'est pas son rire, mais bel et bien son immense schizophrénie qui le rend complément passif de la phrase. Ecrasés par le poids des traditions qu'eux même ont élevés, sacrifiés par un Dieu qui n'existe que dans leur cervelle de moineau frit. Mais l'oiseau est inocent et de ce point de vue beaucoup plus intelligent que ceux que je dois appeler mes frères, parce que leur Dieu m'a appelée Femme, et non Albatros. J'aurais aimé. Libre (bel et bien en italique) entre quatre murs de béton armé, amassant l'argent plutôt que le Savoir, craignant la mort au point d'en oublier la Vie. Pauvres pecheurs, emportez vos guerres, vos capitaux, et votre hypocrisie dans votre Paradis de Plastique où on trouve la Wifi à chaque nuage ainsi que la clim'. Continuez à débiter les sornettes qui séduisent ceux que vous avez mis à genoux. Dominez sans merci le monde que vous avez crée de toutes pièces en pillant les richesses des autres continents. Réprimandez moi lorsque je dis Putain, les mots missiles, capitalisme, attentat seront toujours plus gros que tous les Salopes et merde. Et quand vos usines auront détruit toute vie, construisez une fusée pour trouver un Nouvel Eden à massacrer.

